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Sans histoires, pas d’humains

Nous avons vu comment le biais de négativité peut restreindre notre compréhension du monde.

Et bien, il en est de même pour les histoires…

Il y a des histoires qui élèvent, ouvrent nos horizons, nous aident, enrichissent notre vie…

et il y a les autres…

Bonne nouvelle : cela veut dire que nous pouvons choisir à quelles histoires offrir notre attention, mais aussi que nous pouvons nous amuser à déjouer les mécanismes des histoires néfastes.

Nous existons grâce aux histoires !

Pensée abstraite et métacognition

Avec les histoires, on touche au coeur même de l’humain, d’une particularité qui nous a créé tel que nous sommes et qui continue à être au coeur de nos vies aujourd’hui. Nous sommes une espèce fabulatrice comme le dit Nancy Huston dans son essai du même nom. Nous avons cette capacité de pouvoir penser de façon abstraite, de pouvoir conceptualiser, nous possédons un monde intérieurAvec en plus, cette faculté incroyable de pouvoir penser sur nos pensées, une faculté de métacognition.

Donner du sens

Tous et toutes, quand nous observons une séquence d’événements qui se suivent, nous ne pouvons pas nous en empêcher, nous cherchons à déduire une chaîne de cause à effet. Même si les éléments ne sont pas liés entre eux, nous allons instinctivement chercher du sens

Une femme éclate en sanglot devant nous à la caisse du supermarché et notre cerveau va se faire 1000 films : une rupture ? ou peut-être que sa maman est malade ? …

Cette propension à chercher de la cohérence, du sens et de se partager les récits de nos trouvailles a notamment permis notre évolution incroyable. Nous sommes l’animal du pourquoi ?

On fait cela depuis la nuit des temps. Nous nous racontons des histoires pour réduire au maximum les incertitudes et vivre dans un monde stable et cohérent. Et ça que les histoires racontées soit fictives ou vraies. 

Eléments de bases du récit

Pour créer ce récit…

  • On choisit des éléments.
  • On mets des liens entre eux.
  • On attribue des rôles.

Rien qu’avec ces 3 axes, on sent bien qu’en fonction de la personne qui crée le récit, son intention, son idéologie… les éléments d’histoires, les liens et les rôles qui vont être choisis ne seront pas les mêmes. Et là, vous voyez où je veux en venir… cela a un impact sur notre perception du monde

TED, ADICHIE, Chimanda, le danger d’une histoire unique.  Youtube, 7 octobre 2009. Consulté le 5 mai 2021. Disponible à l’adresse : 

HUSTON Nancy, L’espèce fabulatrice, Acte Sud, 2008, 197 p.

 

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